baramalice
20 années scolaires à Bara.Fives était un quartier très populaire.
Je suis arrivée ici comme en milieu hostile. Et tout m'a dit rapidement que ceux qui me mettaient en garde se trompaient...
Les gens d'ici m'ont tout de suite plu . La simplicité des rapports , la facilité des liens qui se construisaient .
J'ai trouvé ma place à Fives alors que je venais d'ailleurs . Je me sens fivoise depuis vingt ans, sans être du Nord.
J'ai pris beaucoup de plaisir à construire cette école, lentement, pas à pas, et comme dit Anne ( notre
maîtresse de petits ), sans jamais rien lâcher.
Je suis obstinée. C'est vrai. C'est parfois très pénible pour l'entourage, mais je crois que c'est finalement précieux lorsqu'on s'attache à un projet d'éducation.
Car rien n'a été simple. On s'est battu ensemble pour imposer un accueil des petits digne de ce nom. On a ouvert l'école parce qu'on croyait profondément à la place des parents aux côtés de leurs enfants .
On s'est battu pour imaginer les solutions à nos rêves: la bibliothèque qu'on partage maintenant avec Filofil, les temps du midi pendant lesquels l'association » école et son quartier » intervient désormais.
On a imaginé le temps de rencontre des parents le vendredi soir, avec un café d'abord, puis l'invitation de « pointures » , comme Amélie Gahete.
Rendre tous les temps de transitions les plus paisibles possibles, mettre la culture au centre de la vie de l'école .
On a rêvé à tout ça. On a fait tout ça . On n'a pas fini, c'est sûr . Mais personne ne se souvient plus de ces combats, comme s'il était évident que l'école, c'est partout comme ça . On peut continuer à se battre pour garder au chaud ce qu'on a construit, mais se battre contre des moulins à vent est plus plaisant lorsqu'on se bat ensemble .
On peut dire que ces derniers temps, les choses ne me conviennent plus . Je reconnais toujours ceux qui m'ont accueillie à l'école il ya 20 ans .
Ils m'interpellent toujours aussi vivement et sont toujours aussi présents dans la vie de l'école, chaque fois qu'on a besoin d'eux. Je les remercie, et je pense chaque jour que je ne leur dis pas assez . Je crois que je saurai désormais leur dire au détour d'une crêpe offerte !
Mais ce qui faisait le charme de notre école en signe maintenant toutes les limites .
Chaque nouveauté proposée est immédiatement démontée. Nous sommes malmenés par notre ministère. Nous le sommes désormais aussi côté parents, ce qui n'avait jamais été le cas .
Nous avons besoin de respirer, de faire notre métier tranquillement . Pour faire les choses au delà des attaques de tous les jours, nous avons besoin de soutien.
La grève n'est pas tranquille. Elle ne le sera jamais .
Il y en aura d'autres. Gardez précieusement le petit mot que vous aurez jeudi. Ce sera le même la fois
suivante. Il n'aura malheureusement pas le goût du journal de la veille .
Je ferme ce blog le temps de nous refaire une santé, si cela est possible .
Merci à tous ceux qui auront déposé de temps en temps des commentaires qui n'avaient l'air de rien et qui nous disaient que cela valait la peine.
Bonnes vacances aux autres !
Pourquoi tant de râleries?
L'éducation de nos enfants mérite effectivement ce qu'il y a de mieux et c'est en ce sens qu'il faut voir la grève! Lutter pour ne pas que l'enseignement de nos enfants perdent des avantages précieux que sont la maternelle des touts petits ou les enseignants spécialisés!
L'école Bara-Cabanis se bat depuis des années pour l'encadrement, l'éducation de nos enfants, l'accueil et le dialogue avec les parents.
Tous ces combats, cette énergie et ce temps se limitent aujourd'hui dans ce que je lis, à une histoire de tracts, de mots. C'est bien réducteur!
L'école pense à nos enfants et certains adultes pensent surtout à eux.
Ils en demandent toujours plus quitte à décourager tout le monde.
Du soutien et de l'encouragement c juste ce dont l'école et nos enfants ont besoin!
tout mon / notre soutien à l'école Bara telle qu'elle est!!!
Noooooooon ! Et je ne pleure pas seulement la disparition - provisoire hein oui - de ce menu auquel je tiens tant, tu le sais. Je pleure la fatigue que l'on sent t'envahir. Nous non plus, on ne te le dit pas mais on le sait que Bara n'est pas une école comme les autres. Je SAIS qu'il est précieux et rare en tant que parent d'être accepté au sein de l'école, comme partenaire et même, j'aime à le croire, comme amie. C'est vrai qu'on s'habitue vite aux pierres précieuses et qu'aussi vite on en voudrait des plus grosses et puis qui brillent plus fort encore. Mais n'est-ce pas le signe que tu, que vous avez atteint un certain niveau d'excellence ?
Elle a raison Nicole, l'école c'est pas partout comme à Bara, et s'il y a des écoles comme Bara, c'est parce que derrière il y a des équipes éducatives (et du personnel) qui se bougent et se battent...Et vu les circulaires qui circulent (ah ah) ces derniers temps , il y a plus que jamais urgence à se bouger pour sauver l'Ecole, avec un "e" majuscule, les écoles maternelles en particulier, particulièrement malmenées dans les propos ministériels!!
J'enfonce des portes ouvertes peut-être mais c'est juste un peu de colère quand je lis ce soir que, quoi, qu'est ce, que passa... Nicole va reclaquer la porte du blog, qui était comme un trait d'union entre Bara et nous des anciens de l'école qui sont au loin !!
Te laisse pas abattre Nicole!!! Respire un grand coup: bien sur que tout ça, tous ces combats menés valent le coup! Mais bon sang, je me demande qd même quel genre d'attaques a pu te pousser , toi l'obstinée, à raccrocher comme ça!
Bisous solidaires de nadia du 74
Je viens de lire ce message. Je vous comprends. Côté ministère, l'école maternelle n'est plus une priorité et côté parent, on oublie de dire à quel point on apprécie cette école.
Alors je voudrais le dire. Je suis vraiment contente que mes enfants aillent à l'école BARA. Et pour rien au monde je ne voudrais les changer d'école. Toute l'équipe est formidable. Les enfants y reçoivent un enseignement de qualité et s'y sentent bien (c'est très important), et les parents aussi (ça c'est plus rare). Bon d'accord, à tel point qu'on a du mal à la quitter le soir... (Promis, je ne resterais plus dans les couloirs la semaine :) ).
Sincèrement, cette école n'est pas comme les autres. Je m'en rend compte en discutant avec des amis qui ont leurs enfants dans d'autres écoles. Et tout ça, grâce à la directrice et à toute l'équipe.
Ne vous découragez pas, s'il vous plait.
Dans les deux cas pourtant avec mon soutien et sans équivoque, même si c'est après réflexion pour la grève qui concerne ce blogue où l'information utile, nécessaire, administrative autant que drôle et surprenante, proche ou lointaine côtoie et suscite des commentaires, voire provoque l'interpellation. Il ne saurait être de communication sans échange. Sauf là où ne résonnerait que "la voix de son maître". Ne confondons pas s'il vous plaît le bébé et l'eau de son bain.
Absents de l'école depuis une semaine, nous avions pourtant comme nombre d'autres été tenus informés de cette grève du 7 octobre. Et ce jusqu'à la veille au soir sur place alors qu'un flou épais régnait depuis le ministère jusqu'à la mairie. Si nous ne pouvons témoigner de pareille expérience d'information soutenue depuis vingt ans à Bara, il en a au moins été ainsi pour les trois dernières années.
Alors cet échouage de baramalice sur la grève devra non seulement interpeler mais aussi susciter des réponses et des renouvellements concrets, durables, au-delà de procès d'intention et de marques de soutien, même (et heureusement) renouvelées. Ici et là. Et réciproquement.
Que je le sois oralement ou par écrit ne me cause aucun problème.
Que d'aucuns revendiquent un écrit en bonne et dûe forme alors que tout va de soi, relève du procédurier, pendant qu'une Ecole, exempaire, Directrice et équipe, auraient davantage besoin de soutien que de critiques.
Si la communication doit passer par une forme "administrative" et se résume à cela, alors, dont acte.
Que la communication sache passer par la forme.
Je ne suis pas sûre que les critiques de la "forme" soient le mieux placés.
Le bébé ne peut jamais être "mélangé" à l'eau du bain, à moins de le prendre pour une amibe, ce qui ne semble pas être la philosophie de Bara. (j'ai bien compris votre message).
Il y a des moments où le "soutien" ne se contente pas de ce genre de propos :
"au-delà de procès d'intention et de marques de soutien, même (et heureusement) renouvelées. Ici et là. Et réciproquement.
(Alorss que, et je tiens à le dire, le reste du commentaire me sembkait constructf)
Pourrait-on imaginer UNE Ecole, déjà largement ouverte aux parents, dont ceux-ci, Y COMPRIS les reprentant, seraient pleinement acteurs plutôt que, par 'photocopions'...... détracteurs ?
:) :)
J'ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi votre commentaire est emprunt d'une telle véhémence alors que vous affirmez que la façon dont est diffusée l'information ne vous pose aucun problème.
Le fait d'assimiler les personnes qui ne partagent pas votre point de vue à des procéduriers est pour le moins désobligeant, voire contre productif, car, à travers vos propos, ceux-ci pourraient être considérés comme opposés à l'action (ici la grève) de la Directrice et de son équipe. Pour ma part, je veux croire qi'il n'en est rien.
Si j'interprète correctement vos propos, l'action menée mardi 07 octobre allait de soi : je trouve bien légère la façon dont vous considérez ce qu'est une grève et ce qu'elle implique pour celles et ceux qui la font.. Par là même vous fournissez un argument aux éventuels détracteurs de ceux que vous prétendez soutenir.
Etrange dialectique.
Enttendons nous bien : satisfaire aux éxigences "administratives" (sans doute assez lourdes à mettre en oeuvre) liées à l'exercice du droit de grève à le double avantage de couper court à la critique, aux éventuelles actions intentées par des "procédurier" et de diffuser une information claire et précise permettant d'obtenir le soutient qui semble tant faire défaut à la Directrice et son équipe.
Nous avons trop tendance à mésestimer la valeur de l'écrit.
L'école ne nos enfants (car vous aussi êtes parent d'élève n'est ce pas ?) EST une école ouverte de part le volontraisrme de toute une équipe. Pourquoi, encore une fois, tant d'amertume dans votre dernière phrase ? Sans doute, comme moi, vos obligations ne vous permttent que très, trop, rarement de vous y rendre. qu'à cela ne tienne d'autres le font; je les en remercie.et les assure de mon soutient.
Voila, très chère Marisa ce que j'avais à vous dire..
Suis d'abord surprise, puis émue par votre colère et désarroi.
Je sais que vous retrouverai la force de vous battre.
Même si je ne suis pas toujours d 'accord avec la forme, voir même contesté la forme, je suis toujours admirative du fond.Les "pro" de l'éducation c'est vous et pas nous les parents qui apprenons notre boulot avec le temps .
Il aura fallu une grève de Blog pour que je vous dise merci
J'esprère que les remerciements et encouragements des autres parents seront nombreux .