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« Si tu ne manges pas ta soupe, tu resteras petit... »,
« il faut manger pour grandir... »
 
Comment leur donner de l'appétit ?
 
Quelle relation avons-nous avec la nourriture ?

Dans le cadre de son projet "paroles de parents",
l'association "L’école et son quartier"
invite
Amélie GAHÈTE, psychanalyste,


pour une rencontre-débat sur le thème de
la relation avec la nourriture chez les enfants
 
vendredi 21 novembre à 17h,
à l’école Bara

(entrée rue de la Convention)
   
tél : 06 81 68 82 05
courriel : ecoleetsonquartier@yahoo.fr
publié dans : la page d'Amélie Gahete
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Nous nous sommes rencontrés à Bara ce vendredi 17 octobre 2008 pour évoquer  les jeux risqués de nos enfants. Des parents audacieux avaient franchi le pas.
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Nous commençons par nous mettre debout. Tour à tour, chacun passera un foulard au voisin, en essayant spontanément de lui trouver une fonction. Pudeur oblige, le
démarrage est difficile, mais la volonté de plancher sur un sujet délicat aidant, toutes et tous s'y mettent :
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- Un doudou enroulé autour de la main, pouce entre les lèvres - Un ballon - Une ceinture - Un cow boy (foulard sur la bouche) - Une voiture - Un balai - Un époussetoir - Une jambe de pantalon - Un turban (confectionné en prenant le temps et ce fut un plaisir que de voir cette maman faire, puis ayant terminé son turban, prendre une pose facétieuse de star) - Une corde à sauter - Un oeuf de pâques - une écharpe pour un bras cassé - Un porte-bébé - un hélicoptère.
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La liste n'est pas exhaustive mais montre la diversité de l'imaginaire de chacune et chacun. Comme nos enfants peuvent la développer, voire davantage, parce qu'ils sont
moins inhibés que les adultes.
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Rappel :
Les jeux dits dangereux aujourd'hui ne sont pas si récents contrairement à ce que l'on peut penser. Dès les années 50, les professionnels se sont aperçus que les enfants
s'amusaient à des scènes frisant les limites.
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Exemple d'un ami, âgé aujourd'hui de 58 ans :
Six enfants, dans la cour de récréation de primaire, se faisaient une courte échelle puis une pyramide, s'adossant au tronc dénudé d'un sapin. Le dernier arrivé en haut de
cette tour Eiffel enfantine pouvait ainsi atteindre la première branche pour jouer l'écureuil et grimper de branche en branche sous l'oeil ébahi de ses compagnons, rivés sur le plancher des vaches, à regarder celui qui était devenu le héros.
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Sauf que.... les barreaux vivants de l'échelle s'éparpillaient alors, vers d'autres aventures, laissant ainsi planté dans les nuages de feuilles et de sa gloire, celui qui avait
bravé interdit, danger et risque, et devait redescendre par ses propres moyens. De quoi se casser au mieux, une jambe.
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Qui n'a jamais "joué" à des scènes le mettant en danger ou faisant courir des risques à ses copines ou copains ?
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Cet exemple, pris dans les témoignages d'anciens enfants des années 50 ou 60 nous donnnent un premier repère de compréhension.
Entre 7 et 15 ans, l'enfant cherche à la fois une image, la sienne, à offrir aux autres pour mieux s'affirmer, se donner confiance, ou bien se faire admirer, être reconnu
comme particulier donc original c'est-à-dire unique.
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C'est une période de la vie où le regard sur soi et des autres est essentiel, voire vital.
Seuls des petits exploits permettent d'y parvenir. Et si, de surcroît, ces "exploits" sont à la frontière de la loi, généralement de la sécurité, l'enfant s'assure une aura ou une
réputation de courageux, d'aventurier.
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Conclusion : ne pas penser que les jeux dangereux sont récents.
Se souvenir que nous avons été enfants.
Admettre en un premier temps que les "nouveaux" jeux dangereux sont la part d'une évolution sociale, culturelle, de mode, et la part également d'un changement de
transmission : nos petits apprennent et prennent de modèles soit plus âgés (des aînés), soit de la rumeur, soit de scènes entendues ou vues (télévision, récits).
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Qu'est-ce qu'un jeu ?
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Un jeu est une activité qui divertit, fait rire, apprend, émancipe.
Un jeu est un mode de communication avec des règles temporaires, faisant untervenir ou une plusieurs personnes.
Un jeu est un espace imaginaire faisant rêver, passer d'un monde à un autre.
Un jeu est une aventure donnant des sensations.
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Passée la toute petite enfance qui amène l'enfant de 3/5 ans à poser des questions sur le mode : - Pourquoi la mer est salée ? Pourquoi, maman, quand je pleure, c'est
salé aussi, pourquoi tu dors à deux et pas moi, est-ce que c'est vrai que les tortues portent leur caravane sur le dos, c'est super alors pourquoi pas nous ? -qui sont des questions sur l'existence et le sens de la vie, l'âge de 7/8 à 13/14 ans est une période de la vie plus existentielle encore, voire métaphysique.
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Nos enfants se posent durant cette première période (7 à 9/10 ans) des problèmes sur leur existence et la marche du monde, la naissance et la mort, leur place auprès
des parents, l'amitié à vie, le fonctionnement du monde depuis le mode de reproduction des phasmes ou des fourmis rouges en antarctique jusque leurs capacités à se distinguer d'autrui, à faire montre de bravoure, d'originalité.
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C'est pour eux la traversée d'un désert où les parents restent des modèles mais dont on s'éloigne (naissance des secrets), sans compter l'avènement, après l'amitié
indéfectible, vers les premiers émois qui nous échappent mais nous gouvernent, et vers les premières amours.
Leur corps leur envoie des signaux d'envie de plaisirs.
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Que ce soit par modèle emprunté, ou imaginaire et créativité, l'on trouve donc des jeux spéciaux, particuliers :
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- Le jeu de la tomate ("tu deviens tout rouge, tu respires plus" - jeu de la grenouille ("Tu t'accroupis, comme une grenouille, et puis tu bloques ta respiration en appuyant
sur son sternum") - jeu de la canette, du rêve indien, du petit sommeil, du rêve bleu (Cf. voir la chanson "Ce rêve bleu" ou le film "Le grand bleu", plebiscité par des millions de pré-adolescents et adolescents), du bouc émissaire, du foulard).
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Un papa fera d'emblée, avec simplicité, la relation à la sexualité, disant d'une part qu'il existe des jeux sexuels entre adultes, qu'on peut appeler déviants ou pas, peu
importe, consistant à décupler le plaisir en feignant d'étouffer sa ou son partenaire.
Et que d'autre part, il existe, hors ces jeux dits déviants, des pratiques "classiques" dans lesquelles on peut retrouver des simulacres d'apnée, permettant également, semble-t-il, de
fournir un surcroît de sensations de plaisir.
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Nous devons fort justement, après ces mots, considérer qu'un enfant de 10 ans n'a pas les mêmes notions qu'un adulte, à repérer un jeu créant des sensations étranges,
d'un jeu qui pourrait provoquer au prix de ces sensations, un risque vital.
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Il est à noter que généralement, passée l'adolescence, ces "jeux" s'arrêtent.
Pourquoi ?
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C'est un des parents, qui osera avancer une hypothèse :
Vers la fin de l'adolescence, la volonté de vivre l'emporte sur les questionnements. Le jeune s'émeut, physiquement et psychiquement. Il part à la rencontre d'un amour, et
ce jeu de la séduction, de la découverte, des émois sexuels associés, n'a plus rien de comparable à une sensation éphémère solitaire, ou plutôt, à un jeu consistant à savoir qui est le moins "bouffon", le plus "audacieux".
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Alors... Ces jeux...Pourquoi sont-ils dangereux ?
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Nous avons très vite admis que ces jeux sont risqués (souvenez-vous du film : Le Grand Bleu, qui a connu un succès international, la majorité des amoureux de ce film
étant des pré-adolescents et adolescents).
Concernant les jeux évoqués plus haut, des enfants en sont morts, d'autres s'en sont sortis avec de graves séquelles irrémédiables.
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Et puisque nous basons l'échange sur le jeu du foulard, il faut expliquer qu'il consiste, avec celui de la tomate, à se mettre en hyperventilation, volontaire (ou forcée par la
stimulation d'un autre enfant), afin, ensuite, de retenir sa respiration, jusqu'à "voir des images", partir dans un "ailleurs" semi-conscient. Au risque de partir vraiment -évanouissement- ou plus profondément (coma).
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Or à cet âge, nos enfants ne sont pas équipés pour contrôler une telle situation, si tant est, d'ailleurs, que des adultes le soient.
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Au bout d'un moment, dans cette rencontre à Bara, deux mamans, se sentant probablement en confiance, expliquent qu'elles ont vécu ces jeux.
A moindre ou moyenne échelle.
Les mots exprimés seront les suivants :
      - On en sort pas indemnes, mais c'était, pour nous, tout de même un jeu, parce que, le pire, c'est que c'était.. "bien"
Une autre maman :
     - Moi aussi j'ai joué "à ça"... On s'est arrêtées. J'avais peur".
Aucune des deux mamans n'entrera dans les détails. Pudeur oblige et là n'est pas, au fond, la question.
Je dirais qu'à vue, ces mamans ont entre 30 et 35 ans, ce qui signifie qu'elles ont expérimenté ce jeu il y a 15 à 20 ans.
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Une autre maman se lance et explique :
- Un jour, ramenant mes deux enfants en voiture, et un de leurs amis, placé au centre, je vois celui-ci, dans le rétroviseur, se pincer ostensiblement les narines après avoir
pris sa respiration. Je n'ai pas su...Que dire, demander... objecter....
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L'on pourrait imaginer que demander alors à l'enfant, sur un ton naturel - A quoi joues-tu ? facilite une discussion.
L'on pourrait imaginer, si on a pas osé le faire, qu'une fois rentrés à la maison, l'on demande à nos propres enfants : - Il jouait à quoi, en faisant cela, à votre avis ?
Ce qui permettrait un dialogue. Simple.
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Comprendre nos enfants, ce qu'ils savent, ce qu'ils imaginent, comment ils sont informés, de quoi, est une forme de prévention.
Sans qu'il soit besoin de leur expliquer ces jeux s'ils les ignorent, sans les culpabiliser s'ils sont à la limite de les essayer.
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Les jeux sociaux :
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Tel que l'exemple du sapin, paraissant au fond très banal, ces jeux sont soit à caractère semi-individuel (seul ou à deux ou trois), soit de groupe (rarement en milieu
scolaire).
Ils mettent obligatoirement en duel un enfant subissant (même à titre d'initié) et un actif/ dominant (qui l'a expérimenté).
Ils tendent quoi qu'il en soit, à se sentir exister et exister aux yeux des autres.
Se priver d'air, c'est prendre l'air comme l'on dirait : prendre le large.
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Ces jeux sont des jeux d'agression : contre soi, même au prix d'avoir des sensations, conre autrui, soit par influence ("t'oses pas hein !) soit par jeu clanique : "On le prend
et on lui fait jouer".
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D'ailleurs, une maman, raconte que sa fille est revenue, terrorisée, après avoir été semi-étranglée avec une écharpe, ce de manière volontaire, et "par jeu", par des
copines.
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Prévention :
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Nous avons le jeu du foulard, tel que nous l'avons pratiqué entre nous avant la discussion.
Puis un dialogue à bâtons rompus, dans une classe.
Mais aussi à les prévenir, comme lorsqu'ils étaient petits, 18 mois, 2 ans, et qu'ils voulaient traverser seul la rue, des risques de la vie.
La vie étant un risque à courir. Mais pour la conserver.
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Qui veut voyager loin ménage sa monture
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Si la vie, et c'est ce que ces enfants, tous nos enfants, nous montrent, est une aventure risquée mais fabuleuse, une fois que derrière nos oreilles, notre attention, ils
commencent à l'explorer sans nous, il reste des signes qui peuvent nous alerter sur ces jeux :
Mais je prie les parents n'étant pas présents lors de cette réunion de ne prendre aucun de ces signes séparément :
- Maux de tête
- Bourdonnement d'oreilles,
- Joues fréquemment rouges,
- Vêtements abîmés;
- "chaleur dans ma tête"
- Peur d'aller à l'école (phobie) inhabituelle tout en constatant qu'une fois en classe, l'enfant va bien (en cas de doute, demandez à l'institutrice ou la directrice et faites-leur
confiance).
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Arthus a 3 ans.
- Aujourd'hui (-c'est quand même dur à dire "'aujourd'hui")  et bien n'empêche que Arthus dit :
-  Aujourd'hui ben  un fasmeeu je l'ai pris sur mon épaule et ça fait du bien !
- Tu as reçu un coup ? demande la maman, humoriste, ne comprenant rien mais se la jouant : raconte-moi, pour que je te comprenne.
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- Non. Le maître l'a posé sur mon épaule. Personne voulait. Ils avaient peur... du faasmeu. Mais moi j'ai dit oui.
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- Du faasemeu ? sur ton épaule ? (dit sa mère; attentive à répéter le son, le rythme; bref, tout).
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- Mais non !!! (s'énerve Arthus) !!! Le S.F.A.S.M.E.UU !!
Mince , manman ! Tu peux pas dire normal un truc comme lui ? Pisque je te dis que c'est un FASMEUEU !  Tu m'entends pas comme c'est beau ?
Ca m'a fait des boutons de velours sur ma peau.
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Sa maman lui a demandé de raconter.. Les boutons sur sa peau. Histoire de ne pas dire qu'elle ne comprenait rien, mais les yeux de son fils, sa voix, son ton, tout permettait de penser qu'il avait découvert à l'école un monde hors du commun.
Réjoui; fier, nerveux, presque méprisant. Ardent, content.
Mince alors..
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Faasmeu... sois le bienvenu. Tu es l'hôte de nos bois, les boutons sur la peau, le frisson et la joie.
Deux heures et demi plus tard, Arthus endormi; sa mère a cherché... puis a trouvé... :
PHASME.
Sur le môme assoupi elle a déposé un baiser léger, en murmurant : Vive l'école et les phasmes mon fils.
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De son côté, Camilou a découvert un cochon dinde à la crèche et un furet chez sa grand-mère.
Une espèce de truc bizarre, avec une tête ahurie, un corps long et un peu tordu à la fin, qui a des dents de loup.
- Ca ne mord pas fort, tu vas t'en faire un copain.
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Les premiers jours, à l'école, ce qui compte c'est la relation.
Un animal, ça sert aux enfants : à apprendre le respect, à aborder l'autre avec tact, à protéger, à ménager, à contrôler sa faiblesse, ses peurs, mais sa force aussi.
Le contact avec un animal peut également leur apprendre que ce qui ne parle pas est néanmoins vivant (ils en feront l'expérience, plus tard, avec un petit frère ou une petite soeur).

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