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Jouer avec nos enfants, c'est les marquer parfois d'un souvenir qui vaudra autant qu'une photo dans l'album familial.
A cause des rires partagés, des règles qui ne sont écrites nulle part, de la victoire sur un papa ou une maman, du moment partagé dans un total plaisir, gratuit.

Lorsqu'il est question de jouer avec nos enfants, on entend souvent les parents avouer que c'est une corvée, comme un ennui, ou bien que les jeux des enfants sont lassants pour un adulte.


Nous pouvons jouer avec peu de choses : Le jeu avec nos enfants ne cécessite pas forcément d'objets ou de dépenses.
Nous pouvons aussi utiliser des jeux existants, je pense aux "Singes", sorte de mikado, la règle étant d'attraper avec une petite fourche un ou plusieurs singes, sans qu'un seul ne tombe de l'arbre.

Cet exemple montre combien adultes et enfants sont à égalité d'adresse ou de maladresse, et comment on peut rire ensemble, les petits admirant les grands, puis les imitant, en voyant que la statégie qui ne nous rapporte qu'un signe en fera perdre 5 au joueur suivant.

Jouer avec nos enfants, cela peut être très court : sur le chemin entre l'école et la maison, en préparant le diner, en prenant un bain.

Même si nous n'avons pas le temps, nous pouvons utiliser un parcours en voiture, en allant aux courses par exemple.




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*** Le papa et le dico :

Un papa, séparé de sa femme, raconte ces instants de complicité avec son fils : Dire des mots, tour à tour, par exemple, qui finissent par le son "asse" (calebasse... l'enfant demandera ce que c'est, et on explique rapidement - Fumasse - Jacasse -)

Il explique avoir également, dans la même veine, raconté une règle possible de temps à autre : Autoriser les "gros mots".
Ce jeu-là rend l'enfant fou de joie, puisque l'habituel interdit est un jeu possible durant quelques minutes.
(Ce qui fait rire toute l'assemblée et semble visiblement, inspirer certains !)



*** La maman qui s'ennuie
Il n'y aura pas une seule maman, mais plusieurs, qui admettront en effet que l'éternel jeu de leur petit garçon : prendre une voiture, la tamponner avec une autre pour imiter un accident, est un peu pénible.
De même que les jeux de bagarre.

Mais rien n'empêche les mamans, que par ailleurs on comprend, d'imaginer un AUTRE jeu : Contruire une tente avec une couverture, jouer à se taire pour ne pas être découvert par les cow-boys. Faire un cheval avec une chaise et galoper.



*** Le parent qui est pressé
Une maman explique la culpabilité éprouvée à jouer alors qu'elle a : le diner à préparer, les légumes à éplucher, le bain à apprêter, les devoirs du plus grand.

Là aussi, on peut imaginer que soit en inventant un jeu qui incluerait toutes ces taches, soit en estimant que consacrer DIX minutes de jeu, pur, simple, la rendrait bien plus heureuse -et les enfants aussi- que de vivre cette culpabilité.



*** La maman qui redécouvre le rire

Ici, une maman raconte qu'elle ne croyait pas être capable de rire en jouant, comme son mari le fait, parce qu'il a des jeux plutôt physiques avec leur fils, lequel en est ravi.
Elle avoue en avoir été un peu jalouse, jusqu'à inventer elle-même un jeu avec son fils : identifier des bruits (animaux etc..)
Ce qui a délenché non seulement les rires mais aussi la surenchère, l'enfant par exemple, imitant bien mieux que sa mère le hennissement d'un cheval.



*** Le rangement... Toujours ranger...

Un parent a des soucis physiques et ne peut que difficilement se mouvoir (se rouler par terre, s'accroupir etc). Ce léger handicap est souligné par le souci du rangement, passé une certaine heure.

Nous pouvons imaginer laisser, lâcher un peu de lest, et ne pas ranger la chambre, ce temps restant consacré à des jeux plus apaisants, qui ne nécessitent pas de déplacement et ne seraient pas source de conflit.



*** L'imagination au pouvoir

Un autre parent évoque un jeu qui a réuni des plus petits aux plus grands : Prendre un objet quotidien, et chacun mime une fonction, les autres devant deviner à quoi il pourrait bien servir  (Exemple : une cuillère en bois, de la cuisine... L'adolescente a relevé ses cheveux, en faisait ainsi une... "barrette" !   un autre en a fait une catapulte, un plus petit en a fait.... tout simplement une cuillère !


Cela se passait à l'école LAKANAL et mon petit doigt m'a dit que certaines des mamans présentes avaient réappris à jouer : c'est-à-dire inventer, rêver, hurler de rire. L'une d'entre elles, rencontrée dans un autre espace de paroles, a même retrouvé des souvenirs d'enfance.


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Publié dans : la page d'Amélie Gahete
Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 17:20

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