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baramalice

FAMILLES RECOMPOSEES (3 et fin)

17 Janvier 2013 , Rédigé par Amélie GAHETE Publié dans #la page d'Amélie Gahete

terre-main

 

 

MONOPARENTALITE

 

La famille monoparentale n’est pas une structure familiale nouvelle, juste reconnue. (Mère/père seul a remplacé l’expression péjorative «Fille-mère»).

 

Là encore, nous trouvons diverses formes de monoparentalité :

 

«Elle a fait un bébé toute seule» : Une femme désire un enfant et le père biologique ne participe pas à cette création.

 

Une femme ou un homme se retrouve seul(e) avec un ou plusieurs enfants, après une séparation, un décès, une maladie.

 

 

 

Les questions les plus fréquentes :

 

*** «Comment être la mère et le père à la fois ?»

 

C’est là une position définitivement impossible, tout

simplement.

 

Le parent seul doit assurer protection, tendresse, besoins et soins. Il n’a pas d’autre choix que d’assumer le rôle de la loi, des codes et des règles qui vont à la fois protéger l’enfant de lui-même mais lui apprendre à vivre avec les autres.

 

*** «Je ne peux pas me permettre d’être malade, fatigué(e)»

 

Il est important d’oser demander de l’aide. Les grands-parents peuvent être une aide ponctuelle tout autant que les amis et les réseaux de quartier.

 

*** «Qui apprendra à mon fils ce qu’est un homme ?»

 

La société : Tous les hommes côtoyant l’enfant l’aideront à se construire en tant que garçon mais la manière dont la mère parlera des hommes sera tout aussi importante.

 

Le parent seul a un garde-fou : Savoir rester parent sans prendre l’enfant pour celui qui est absent (craindre de le contredire, le laisser décider). L’enfant n’est pas un partenaire de remplacement ni un pansement. Le parent doit apprendre à profiter de sa vie d’adulte afin que l’enfant ne se sente pas une béquille vitale.

 

 

 

 

 

 

HOMOPARENTALITE

 

Les familles homoparentales ont encore fort à faire avec les a priori :

 

*** «Un enfant élevé par un couple homosexuel deviendra homosexuel»

 

L’homosexualité n’est pas une maladie génétique. Au fil des années l’enfant verra d’autres modèles de couples et de familles, et comme n’importe lequel, découvrira son genre de sexualité.

 

 

*** «On ne peut pas avoir deux mères ou deux pères à la fois»

 

Les nouvelles parentalités nous montrent que l’on peut avoir un parent biologique et un parent dit de cœur. Il est important que les parents soient clairs avec l’enfant et eux-mêmes quant à la place de chacun.

 

L’homoparentalité rencontre la même difficulté que les autres :

Eduquer l’enfant dans la tolérance de la différence de l’autre.

 

 

 

FAMILLES MIXTES

 

Un couple de même culture créant son foyer passe toujours son histoire au tamis et invente son mode de vie. Une femme refusera de répéter la sévérité de sa mère, un homme voudra jouer avec ses enfants parce qu’il a des souvenirs heureux des sorties avec son père ou au contraire parce qu’il l’aurait souhaité, etc..

 

Il en est de même pour les familles mixtes, sachant que les héritages reçus, c’est-à-dire les codes, la culture, sont plus accentués : Les goûts culinaires, les traditions religieuses, la représentation qu’une culture a de l’enfant ou du parent.

 

*** «Il voulait la circoncision, nous avons longuement parlé avant de décider».

*** «Ma femme m’a appris à aimer la cuisine pimentée»

*** «Dans leur pays, l’enfant est roi jusque 3 ans, au début mon mari ne comprenait pas que je mette un cadre à notre garçon».

*** «Nous avons invités nos parents à manger pour leur expliquer comment nous souhaitions notre avenir afin de leur demander,non pas leur accord mais leur acceptation».

 

C’est là une affaire de négociation, d’explications, de réflexion et surtout de concession non pas «contre» mais «pour».

 

 

GRAND-PARENTALITE

 

Une première réalité s’impose : Les grands-parents sont aujourd’hui plus jeunes et pour la plupart, ont encore des envies : Travailler, exercer une passion, voyager etc…

 

Ils peuvent aussi être des receveurs de confidences, des conseillers apaisants et ont un rôle de passeurs d’histoire : Les enfants aiment entendre les anecdotes des adultes sur le passé.

Que ce soit un grand-père d’une famille recomposée, une grand-mère de famille mixte, la fonction est sensiblement la même : Elle demande de savoir accueillir sans juger ni prendre parti à outrance.

 

La grand-parentalité est un statut pouvant aider le parent et l’enfant par une position de patience et de non-ingérence.

 

Les grands-parents «confiture» ponctuellement sont reposants pour tous s’ils savent respecter l’éducation que leurs enfants ou beaux-enfants ont choisi d’inculquer.

 

Leurs difficultés sont principalement : La crainte que leur propre enfant, bien qu’adulte, soit malheureux, la blessure parfois d’avoir vu partir une belle-fille ou un gendre que l’on appréciait, le choix d’une culture qui leur est étrangère. Là aussi, il faut une bonne dose d’amour pour mettre un mouchoir sur ses jugements et conserver l’énergie dans l’accueil de cette nouvelle famille.

 

Il appartient à chacune et chacun d'accepter le choix de l'autre, simplement parce que toutes ces parentalités, quel que soient nos croyances, ont en commun d’être membres de la famille humaine.

 

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