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Alors... Ces jeux...Pourquoi sont-ils dangereux ?
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Nous avons très vite admis que ces jeux sont risqués (souvenez-vous du film : Le Grand Bleu, qui a connu un succès international, la majorité des amoureux de ce film
étant des pré-adolescents et adolescents).
Concernant les jeux évoqués plus haut, des enfants en sont morts, d'autres s'en sont sortis avec de graves séquelles irrémédiables.
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Et puisque nous basons l'échange sur le jeu du foulard, il faut expliquer qu'il consiste, avec celui de la tomate, à se mettre en hyperventilation, volontaire (ou forcée par la
stimulation d'un autre enfant), afin, ensuite, de retenir sa respiration, jusqu'à "voir des images", partir dans un "ailleurs" semi-conscient. Au risque de partir vraiment -évanouissement- ou plus profondément (coma).
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Or à cet âge, nos enfants ne sont pas équipés pour contrôler une telle situation, si tant est, d'ailleurs, que des adultes le soient.
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Au bout d'un moment, dans cette rencontre à Bara, deux mamans, se sentant probablement en confiance, expliquent qu'elles ont vécu ces jeux.
A moindre ou moyenne échelle.
Les mots exprimés seront les suivants :
      - On en sort pas indemnes, mais c'était, pour nous, tout de même un jeu, parce que, le pire, c'est que c'était.. "bien"
Une autre maman :
     - Moi aussi j'ai joué "à ça"... On s'est arrêtées. J'avais peur".
Aucune des deux mamans n'entrera dans les détails. Pudeur oblige et là n'est pas, au fond, la question.
Je dirais qu'à vue, ces mamans ont entre 30 et 35 ans, ce qui signifie qu'elles ont expérimenté ce jeu il y a 15 à 20 ans.
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Une autre maman se lance et explique :
- Un jour, ramenant mes deux enfants en voiture, et un de leurs amis, placé au centre, je vois celui-ci, dans le rétroviseur, se pincer ostensiblement les narines après avoir
pris sa respiration. Je n'ai pas su...Que dire, demander... objecter....
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L'on pourrait imaginer que demander alors à l'enfant, sur un ton naturel - A quoi joues-tu ? facilite une discussion.
L'on pourrait imaginer, si on a pas osé le faire, qu'une fois rentrés à la maison, l'on demande à nos propres enfants : - Il jouait à quoi, en faisant cela, à votre avis ?
Ce qui permettrait un dialogue. Simple.
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Comprendre nos enfants, ce qu'ils savent, ce qu'ils imaginent, comment ils sont informés, de quoi, est une forme de prévention.
Sans qu'il soit besoin de leur expliquer ces jeux s'ils les ignorent, sans les culpabiliser s'ils sont à la limite de les essayer.
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Les jeux sociaux :
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Tel que l'exemple du sapin, paraissant au fond très banal, ces jeux sont soit à caractère semi-individuel (seul ou à deux ou trois), soit de groupe (rarement en milieu
scolaire).
Ils mettent obligatoirement en duel un enfant subissant (même à titre d'initié) et un actif/ dominant (qui l'a expérimenté).
Ils tendent quoi qu'il en soit, à se sentir exister et exister aux yeux des autres.
Se priver d'air, c'est prendre l'air comme l'on dirait : prendre le large.
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Ces jeux sont des jeux d'agression : contre soi, même au prix d'avoir des sensations, conre autrui, soit par influence ("t'oses pas hein !) soit par jeu clanique : "On le prend
et on lui fait jouer".
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D'ailleurs, une maman, raconte que sa fille est revenue, terrorisée, après avoir été semi-étranglée avec une écharpe, ce de manière volontaire, et "par jeu", par des
copines.
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Prévention :
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Nous avons le jeu du foulard, tel que nous l'avons pratiqué entre nous avant la discussion.
Puis un dialogue à bâtons rompus, dans une classe.
Mais aussi à les prévenir, comme lorsqu'ils étaient petits, 18 mois, 2 ans, et qu'ils voulaient traverser seul la rue, des risques de la vie.
La vie étant un risque à courir. Mais pour la conserver.
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Qui veut voyager loin ménage sa monture
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Si la vie, et c'est ce que ces enfants, tous nos enfants, nous montrent, est une aventure risquée mais fabuleuse, une fois que derrière nos oreilles, notre attention, ils
commencent à l'explorer sans nous, il reste des signes qui peuvent nous alerter sur ces jeux :
Mais je prie les parents n'étant pas présents lors de cette réunion de ne prendre aucun de ces signes séparément :
- Maux de tête
- Bourdonnement d'oreilles,
- Joues fréquemment rouges,
- Vêtements abîmés;
- "chaleur dans ma tête"
- Peur d'aller à l'école (phobie) inhabituelle tout en constatant qu'une fois en classe, l'enfant va bien (en cas de doute, demandez à l'institutrice ou la directrice et faites-leur
confiance).
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Publié dans : la page d'Amélie Gahete
Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /2008 14:52

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