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le courrier des lecteurs

  J'ai rencontré les parents de Fives trois fois, dans des lieux différents . La dernière fois, c’était à la maternelle Suzanne Lacore.    Aux parents je dois dire ceci, qui est terriblement bête : les gens du nord ont en dedans la chaleur qu'ils n'ont pas dehors.
Je le dis bien plus bêtement que la chanson mais peu importe, je vous le retourne de mémoire.
Du côté du chapitre "Parentalité", j'ai trouvé à Bara autant qu'à Lacore, des parents attentifs, gênés, respectueux, intimidés, spontanés, volontaires.
Il faudrait un photographe mais il y a de ces mimiques parfois..
Des sourcils pas d'accord, des joues qui rougissent parce que peut-être ils se reconnaissent dans une description, des sourires au bord du fou rire, des yeux qui s'agrandissent et se mouillent de se retrouver -enfin- dans ce qui est raconté, des soupirs et des clins d'oeil, des reproches presqu'offusqués, des visages genre "mais c'est moi, ça !".
 
 
 

 

J'ai entendu surtout et là je suis sérieuse, des adultes et des parents véritablement préoccupés par leur manière de dire, de faire, auprès de leur enfant.
Une espèce de questionnement très authentique.
Et ce n'est pas facile de poser sa question devant les autres en ayant l'air intelligent et intéressant. En ayant l'air d'être un bon parent tout en venant poser une question ou exprimer un doute, genre : mince...... je ne sais plus quoi faire.
Et chaque fois, depuis trois interventions, j'ai entendu des parents qui au fond se fichaient du qu'en dira-t-on, du qui me juge et qui m'estime, alors que peut-être dans la salle, il y avait des parents de copains de leurs enfants, des institutrices, des directrices.
 

Cela fait trois interventions que j'ai le sentiment que tous les parents présents disent : -Nous sommes tous dans le même bateau et excusez-nous, mais nous ne nous appelons pas "Noé".

 Entre vous et moi....... les papas et  les mamans...... je dois vous dire, qu'ensuite, lorsqu'on s'est séparés, deux enseignantes m'ont dit :
- Comme ce serait bien pour nous, que nous ayions la possibilité d'avoir un temps pour nous interroger sur les mêmes questions : l'autorité, la connaissance de l'enfant, le sens de ses actes. Parce que nous sommes parfois dépassés par la charge, le nombre d'enfants, et finalement, nous n'avons pas forcément les clés de la compréhension.
- Je suis touchée d'avoir entendu une maman là, et un autre papa, alors que j'avais eu leur enfant dans ma classe. Et je comprends bien mieux. Si j'avais su... à l'époque où les petits étaient dans ma classe...
Enfin, quelqu'un (elle m'excusera, mais je ne vous connais pas encore toutes) a demandé dans quelle mesure les enseignants ne pourraient bénéficier de journées pleines consacrées en somme au décodage et à la compréhension de l'enfant, des conflits, des comportements.
 
C'est ce que je mets sous le terme de prévention.
Et je trouvais estimable que les deux directrices de Bara (malice !) et Lacore abondent dans ce sens.
 

Amélie Gahete

http://parentalite.typepad.com/

 

Publié dans : le courrier des lecteurs - Par baramalice
Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 17:16

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